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23 Navires détruits !!!

Dans Archives, Prélude à la Guerre Par

La nouvelle, si elle s’est peu répan­due – et on en comprend aisé­ment la raison – mérite pour­tant une atten­tion toute parti­cu­lière. Le GrandLine Times prend ses respon­sa­bi­li­tés en la publiant, malgré le déni persis­tant de la Marine à travers son service de commu­ni­ca­tion.

Vingt-trois navires de la Marine, en place à l’en­trée du Nouveau Monde afin de surveiller les mouve­ments de flotte d’Ed­ward Newgate, le sinistre Barbe Blanche, sont portés dispa­rus. Les réper­cus­sions d’une telle nouvelle sont bien trop impor­tantes pour que nous les passions sous silence.

Qu’est-ce que cela signi­fie ? Que Barbe Blanche est proba­ble­ment sur l’of­fen­sive, et se prépare à passer à l’at­taque. Il parait logique de penser que cet acte est une consé­quence directe de l’exécu­tion program­mée du Comman­dant de sa seconde flotte la semaine prochaine. Il nous semble toute­fois que l’af­faire se situe sur un plan bien plus vaste.

Certes, la Marine est très peu présente dans le Nouveau Monde, la main­mise des Quatre Empe­reurs y étant plus ou moins totale. Les alen­tours de la Terre Sacrée de Mariejoa ont toute­fois toujours semblé sous contrôle, et les forces de la Marine souve­raines dans sa mission de gardienne de la paix, à l’en­trée du Nouveau Monde comme sur la première partie de Grand Line. Or, cette mission semble être aujourd’­hui forte­ment mise à mal.

L’on pensera ce que l’on voudra de l’ordre des Shichi­bu­kai, toujours est-il que leur effi­ca­cité dans l’éra­di­ca­tion partielle de la pira­te­rie n’est pas à remettre en cause. Douce ironie que d’uti­li­ser des pirates pour se débar­ras­ser de pirates, mais notre monde n’en est plus à une contra­dic­tion près. Or cet ordre, sous la coupole du Gouver­ne­ment et crains dans le monde entier, a été passa­ble­ment ébranlé ces derniers temps : à l’ar­res­ta­tion de Croco­dile lors des inci­dents d’Ala­basta vient désor­mais s’ajou­ter l’Af­faire Gecko Moria, que l’on a pu voir récem­ment couvert de bandages et d’hé­ma­tomes, et à propos duquel les rumeurs vont bon train.

Comme si cela n’était pas suffi­sant, voici main­te­nant qu’une très grande majo­rité des gradés de la Marine se réunissent en ce moment même à Mari­neFord. Comment ne pas inter­pré­ter ceci comme l’aveu d’une situa­tion de crise ? GrandLine est moins sûre de jour en jour, c’est un fait. La géné­ra­tion déjà surnom­mée des « Onze Super­no­vas » n’en finit pas de faire parler d’elle, et quelque­fois en bien – un comble pour une bande d’hommes et de femmes ayant tant de crimes à leur actif. Le rassem­ble­ment des gradés pour le Quar­tier Géné­ral va immanqua­ble­ment lais­ser les champs libres pour les pirates en herbe, et de nombreuses exac­tions sont proba­ble­ment déjà à déplo­rer.

Le fait que la pira­te­rie recom­mence à rega­gner certaines lettres de noblesse est sans doute le dernier et le plus grave des signes que les forces de contrôles du Gouver­ne­ment Mondiale connaissent une période très agitée – certains parlent même de période critique. Il est inutile de s’étendre plus longue­ment sur les abus de certains offi­ciers de la Marine, pour­tant tous dûment sanc­tion­nés – on se souvien­dra par exemple de l’his­toire de ce Colo­nel faisant régner la terreur sur l’île de Shell Town (EB), ou de cet autre Commo­dore actif sur GrandLine et abusant de ses hommes au sein même de la caserne dont il avait la charge, tous deux fina­le­ment jugé et incar­céré par leurs propres supé­rieurs. Néan­moins ce type de scan­dales s’ac­cu­mu­lant, c’est le pres­tige – et par là-même l’au­to­rité – de la Marine qui se ternit. Une véri­table aubaine pour la Pira­te­rie, qui ne rêve que de voir tomber le Gouver­ne­ment afin d’ins­tau­rer une ère de chaos et d’anar­chie, ou seule la loi du plus fort – et du plus cruel – aura raison. La destruc­tion quasi-totale il y a quelques mois de l’île de la Justice par des pirates ne vien­dra en aucun cas apai­ser la situa­tion.

La tension et la panique semblant émaner du Quar­tier Géné­ral de la Marine laisse donc le monde dans l’ex­pec­ta­tive : Pourquoi avoir réunit six des sept Shichi­bu­kai ainsi que les hauts gradés de la Marine si quelque chose de grave ne se prépa­rait pas ? Pourquoi l’Ami­ral en chef Sengoku limite-t-il ses appa­ri­tions publiques ? Les rumeurs parlant d’une alliance entre au moins deux des quatre Yonkus sont-elles à l’ori­gine d’une telle prépa­ra­tion mili­taire ? Je ne dis pas ceci par gaieté de cœur, mais il y a fort à craindre que ces ques­tions puissent bien­tôt lais­ser place, de par leur réponses, à l’inquié­tude la plus grande.

Eibes Peter est journaliste spécialiste des questions de défense et de stratégie au sein du GrandLine Times depuis 1515. Il a notamment servi comme correspondant militaire pendant les guerres du Royaume Shikkearu, de Centaurea et de Sarayev. Il a reçu plusieurs prix comme le prix Kalache-Nikov en 1517, le prix Zephyr (pour les articles militaires) ainsi que le prix Thompson-Colt (pour ses interviews). Il aura été le correspondant privilégié du GrandLine Times pendant la terrible Guerre du Sommet en 1522.

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