Le groupe Milari se sépare!

Milari_Dirty

Musique La nouvelle a fait l’effet d’une bombe pour tous les amateurs du groupe en provenance d’East Blue : son leader, Dirty K (photo ci-dessus), a annoncé hier la séparation du quatuor en pleine tournée de leur nouveau TD ‘MeatBalls’. Des conflits internes entre membres et des « différences artistiques et humaines irréconciliables » auront eu raison de cette formation qui aura malgré tout marqué l’industrie musicale de son empreinte.

L’atmosphère était électrique hier soir au festival Rocky Rook de San Faldo, et les quelques 6000 personnes présentes pour venir écouter Milari ont assisté à un spectacle qu’ils ne sont pas prêts d’oublier. Même si ce n’est pas franchement celui qu’ils espéraient voir…

Tout avait pourtant parfaitement commencé.  Il est 21h15 et Milari enchaîne les tubes depuis bientôt vingt minutes lorsque, en plein milieu de leur chanson Bitch, le chanteur et guitariste Dirty K s’arrête tout à coup de jouer en déclarant au micro « Bon, désolé à tous nos fans, mais je me casse ». S’ensuit alors une explication musclée avec Alnot, le second guitariste, à qui il reproche entre autre de « se planter sans arrêt dans les accords et de jouer beaucoup trop fort ». Consterné, Aldreb, le bassiste, tente de s’interposer tandis que Rôh Nann, le batteur, continue de jouer comme si de rien n’était.

Affolé, le manager du groupe monte sur scène dans l’espoir de calmer les ardeurs des musiciens qui se mettent aussitôt à s’insulter copieusement sur scène, les micros toujours branchés et face à un public choqué, gêné et rapidement dans l’embarras. Morceaux choisis.

« J’en ai marre de ce groupe de divas ! » s’emporte Aldreb tandis que Dirty K reproche à Alnot de chanter en playback. « C’est parce que je chante hyper bien en playback, beaucoup mieux qu’en vrai! » répondra l’intéressé haut et fort devant des spectateurs médusés avant de conclure « de toute façon, ces cons viennent pour nous voir, pas pour nous entendre chanter! »

Hors de lui, Alnot commence alors à reprocher au chanteur ses nombreux caprices de stars, et Aldreb se joint rapidement à lui. Dirty K réclame en effet, si l’on en croit les propos que le bassiste hurle au public, qu’on lui fournisse avant chaque concert un rôti de toutes les espèces animales disponibles sur les îles visitées par le groupe. « Ce débile a refusé de monter sur scène parce que les organisateurs du concert à Rainbase avaient tardé pour lui ramener son steak de Bananawani! On a dû décaler le concert d’une demi-heure parce que monsieur voulait finir son putain de steack! ». Dans la salle, le malaise grandit.

Peu décontenancé par ces propos, Dirty K réplique en fulminant et à qui veut l’entendre qu’Aldreb, justement, exigerait pour sa part d’effectuer la tournée du groupe en présence de son ratel de compagnie – le ratel étant une sorte de belette carnivore des pays chauds reconnue pour sa hargne et son agressivité. « C’est vrai ça, tu fais chier ! Cette saloperie de bestiole te bouffe la jambe à chaque fois que tu t’en approches! Après, ça s’infecte! » ajoute aussitôt Rôh Nann avant de se voir répondre sèchement « ferme-là toi, t’es le batteur ! Tu sers à rien alors tu t’assois sur ton tabouret à la con et tu la boucles ! ». Et cette réplique de provoquer l’hilarité générale.

La dispute, alternant le comique et le tragique, dure au final plus d’une demi-heure. Insultes, humiliations, révélations peu flatteuses et accusations en tout genre, tout y passe, tant et si bien que le public quitte progressivement la salle, plus dépité qu’amusé. Le manager, confus, prend alors le micro afin d’assurer à la foule qu’aucun remboursement ne sera effectué. Son annonce terminée, il prend aussitôt la fuite.

Après l’énorme succès de leur début de tournée, on s’attendait à un triomphe grandissant de la part de ce groupe si rock n’roll, et on se prenait à rêver de l’apothéose qu’aurait représenté l’ultime concert au mythique Sabaody Dome de l’archipel Sabaody. Au final, les prestations au Rainbase Hall d’Alabasta (GL) et à la Sense’8 Arena de l’île Kyuka (GL) resteront comme les points d’orgues d’une formation qui aura fait rêver autant qu’elle aura laissé perplexe… et, au vu du triste spectacle proposé hier, on préférera en effet rester sur des souvenirs plus sympathiques.

happy wheels

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