Première source d'informations sur GrandLine et les quatre Océans

Vers une Renais­sance de notre Civi­li­sa­tion

Dans Perspectives Par

Notre monde est très large­ment aqua­tique. Le commerce, les commu­ni­ca­tions, la tech­no­lo­gie, tout ceci navigue encore très lente­ment d’une île à l’autre, au gré des vents et des courants. Un jour, peut-être, il sera possible de voya­ger libre­ment dans les airs. De se dépla­cer dans des véhi­cules terrestres à moteurs. De multi­plier la vitesse de croi­sière des navires actuels par 10 ou 20. De pouvoir commu­niquer par DenDen Mushi à travers le monde entier. Utopie, dites-vous ? Certes. Mais l’ob­ser­va­teur averti le sait : depuis la Guerre du Sommet, notre monde est en plein chan­ge­ment.

Depuis deux ans main­te­nant, nous assis­tons à une véri­table révo­lu­tion tech­no­lo­gique, et GrandLine préfi­gure aujourd’­hui ce que sera le Monde dans 50 ans. Ce rêve d’un monde nouveau est à notre portée. Nous rêvons d’un monde connecté, d’un monde uni, d’un monde libre. Un monde où le voyage sera permis pour tous, où le commerce sera mondial et le savoir partagé. Le déve­lop­pe­ment tech­no­lo­gique va, nous en sommes rigou­reu­se­ment convain­cus, chan­ger dura­ble­ment la face du monde. Ces tech­no­lo­gies existent déjà. Elles ont du mal à s’ex­por­ter, coûtent très cher, et sont encore, pour la plupart, presque exclu­si­ve­ment mili­taires, certes. Mais elles existent bel et bien, et leur utili­sa­tion civile n’est qu’une ques­tion de temps.

Dans le domaine du trans­port, aucune tech­no­lo­gie n’a autant trans­formé son envi­ron­ne­ment que le célé­bris­sime Train des Mers. Les loca­li­tés de Water 7, San Faldo, Pucci et Saint Poplar sont si étroi­te­ment inter­con­nec­tées qu’elles évoluent comme un seul pays, et les quatre villes ont plus changé en 14 ans qu’elles ne l’ont fait ces 200 dernières années. Si la tech­no­lo­gie du Train des Mers reste très diffi­cile à repro­duire, le nouveau modèle Puffing Ice, créé tout récem­ment par l’in­gé­nieuse Galley-La Compa­gny de Water 7, semble enfin ouvrir la voie à une démo­cra­ti­sa­tion de ce système. Incon­vé­nient majeur toute­fois : le prix encore abso­lu­ment prohi­bi­tif de son déve­lop­pe­ment, et le fait que, pour des raisons logis­tiques, les diffé­rentes îles reliées entre elles doivent être proches les unes des autres. Il n’existe à l’heure actuelle que trois systèmes de Train des Mers de par le monde – deux sur GrandLine et un dans le Nouveau Monde (ci-dessus, une illus­tra­tion du Train des Mers de Water 7).

Les Quatre Océans sont encore très en retard tech­no­lo­gique­ment. Moi-même origi­naire d’East Blue, j’ai été frappé par l’in­croyable moder­nité des modes de vie que j’ai pu décou­vrir sur GrandLine en compa­rai­son de ceux de ma Mer natale. Pourquoi un tel retard ? La raison est simple : ce ne sont pas seule­ment des Hommes ou des objets qui se déplacent sur la mer, mais égale­ment des infor­ma­tions et des idées. Or, nous utili­sons encore des moyens de trans­port lents et vétustes. En atten­dant de pouvoir ache­mi­ner passa­gers et marchan­dises en train, c’est la navi­ga­tion mari­time qui devra profi­ter en premier lieu de ce boom tech­no­lo­gique. Des navires plus mobiles, plus solides, plus rapides sont actuel­le­ment en cours de concep­tion, et l’ave­nir appar­tient sans aucun doute aux vais­seaux en métal et à propul­sion méca­nique. Des proto­types, là encore, existent, et ne demandent qu’à être déve­lop­pés à grande échelle. Peut-on imagi­ner un monde où le Voyage et l’ache­mi­ne­ment de marchan­dises soient monnaie courante et sans danger ? Un monde où il serait facile de navi­guer de North Blue à South Blue en passant tout simple­ment à travers GrandLine ? Si on ignore encore comment, on sait les navires de la Marine capables désor­mais de traver­ser Calm Belt sans craindre la présence des Rois des Mers.

Enfin, la nature même des matières premières utili­sées aujourd’­hui annonce une révo­lu­tion. L’ar­ri­vée du WapoMe­tal a trans­formé en deux ans tout un pan de l’In­dus­trie, et ce qui ne servait à l’ori­gine qu’à créer des jouets est utilisé aujourd’­hui de plus en plus couram­ment par les mili­taires et les indus­triels sur GrandLine.  Le WapoMe­tal, un alliage à mémoire de forme, est en train de révo­lu­tion­ner notre façon de construire. Vendu aujourd’­hui à prix d’or exclu­si­ve­ment par la Wapol Corpo­ra­tion, cet alliage nouveau a permis à son inven­teur, Wapol, de se placer parmi les plus grandes fortunes du monde. Ce métal garde en mémoire sa forme initiale afin d’y retour­ner même après une défor­ma­tion, et offre aux ingé­nieurs du monde entier des pers­pec­tives inima­gi­nables il y a encore deux ans. Dans le même temps, un inven­teur de l’île Mecha (GL) a déclaré avoir repro­duit le légen­daire Bois d’Adam de façon arti­fi­cielle. La robus­tesse excep­tion­nelle de ce bois, si rare et prisé aujourd’­hui, pour­rait complè­te­ment révo­lu­tion­ner l’in­dus­trie de la navi­ga­tion s’il était utilisé à grande échelle. Gageons que ce n’est qu’une ques­tion de temps.

Autre exemple de matière première utili­sable à court terme, les mangroves Yaru­ki­man, présents unique­ment aux alen­tours de l’ar­chi­pel Sabaody (GL), permettent d’uti­li­ser leurs bulles natu­relles afin d’en­ro­ber bateaux, objets et êtres humains. Le célèbre système des Bondo­las, permet­tant l’as­cen­sion de Red Line afin de rejoindre la Terre Sainte de MarieJoa, est de loin l’exemple le plus ingé­nieux de leur utili­sa­tion. Quand bien même ces bulles n’existent qu’à proxi­mité de l’ar­chi­pel (et de ses arbres si spéci­fiques), la tech­no­lo­gie d’en­ro­bage des navires pour une utili­sa­tion sous-marine est, quant à elle, déjà large­ment utili­sée, permet­tant aujourd’­hui d’ex­plo­rer les fonds marins. Même si ce procédé est encore dange­reux en raison de la fragi­lité des bulles créées, certains se prennent à imagi­ner des bulles plus résis­tantes pouvant enro­ber des véhi­cules afin de les rendre volants.

Dans le domaine des commu­ni­ca­tions, l’uti­li­sa­tion toujours plus pous­sée des capa­ci­tés des DenDen Mushi offre à l’ob­ser­va­teur une vision de l’ave­nir tout bonne­ment incroyable. Son, image­rie, enre­gis­tre­ment vidéo, photo­gra­phie, impres­sion sur papier, retrans­mis­sion télé-visuel­le… La puis­sance de ces tech­no­lo­gies, pour l’ins­tant l’apa­nage presque exclu­sif de la Marine, va trans­for­mer en profon­deur nos socié­tés. Le proto­type dévoilé par Stevenjo, le fonda­teur de PearCom, n’a pas d’autre but que celui-ci : rendre ces appa­reils usuels dans la vie courante. Une infor­ma­tion globa­li­sée et instan­ta­née, un accès au savoir immé­diat pour tout un chacun. Lorsque ceci se réali­sera, dans quelques années, nous verrons certai­ne­ment la période actuelle comme la fin d’un Age Sombre.

La démons­tra­tion de la première Machine Analy­tique, si elle n’a pas fait grand bruit en raison de son incroyable complexité, doit être saluée comme l’une des plus auda­cieuses inven­tions de ce siècle. Babbage Love­lace, son concep­teur, a créé une machine capable d’ef­fec­tuer seule, et sans aucun risque d’er­reur, des calculs numé­riques complexes. Cette machine peut égale­ment comprendre et inter­pré­ter une liste d’ins­truc­tions inscrites sur des cartes perfo­rées. Si les appli­ca­tions pratiques de cette inven­tion sont pour l’ins­tant virtuel­le­ment nulles, sa concep­tion est un véri­table prodige de la tech­nique, et un signe clair de la grande révo­lu­tion qui nous attend.

Ces nouvelles tech­no­lo­gies peuvent s’im­plan­ter auprès du grand public très rapi­de­ment, à l’image des fameux TDs (pour Tone Dials), qui se vendent aujourd’­hui par millions d’exem­plaires. Parti d’une décou­verte banale, celle d’un coquillage inconnu capable d’en­re­gis­trer et de resti­tuer du son, des ingé­nieurs ont réussi à repro­duire son prin­cipe de fonc­tion­ne­ment et à indus­tria­li­ser sa fabri­ca­tion. Le premier artiste à avoir plei­ne­ment utilisé les TDs fut le légen­daire Soul King Brook, et d’autres groupes comme Milari ou plus récem­ment la diva Maria Napole obtiennent une noto­riété qui leur était encore inter­dite voici quelques années. D’autres types de coquillages simi­laires, mais possé­dant des fonc­tions diffé­rentes – coquillages à souffle, à impact, à odeur, à projec­tion lumi­neuse – ont été décou­verts. Une fois leur fonc­tion­ne­ment analysé, leur utili­sa­tion à grande échelle ne sera alors plus qu’une ques­tion de temps.

Violence. Pira­te­rie. Dans ce vaste Monde qui est le nôtre, il est aisé de se lais­ser aller au pessi­misme. Or, beau­coup de choses  poussent aujourd’­hui à l’émer­veille­ment. Cet opti­misme retrouvé porte d’ailleurs un nom : Le Progrès. Cette année 1524 est celle de la Rêve­rie, du grand Conseil des Rois prenant place tous les quatre ans. Nous espé­rons de tout cœur que la place de la tech­no­lo­gie dans le Monde y sera débat­tue avec autant de passion que la lutte globale contre la pira­te­rie.

Bourdieu Khaldoun est Expert en Sciences Sociales et Maître de Conférence à l'Université d'Alubarna, Alabasta (GL). Originaire d'East Blue, il se passionne pour les nouvelles technologies et son impact sur les sociétés humaines. Il livre de temps à autre sa vision de la société dans le GrandLine Times.

Egalement dans Perspectives

Aller en Haut