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Impel Down vu de l’in­té­rieur

Dans Société Par

« Un enfer ». « L’en­droit le plus horrible au monde ». « La Geôle de la mort ». Les quali­fi­ca­tifs abondent sous la plume – et dans la bouche – de Cardos Maltar lorsqu’il évoque le centre péni­ten­cier d’Im­pel Down, qui fut son lieu de rési­dence pendant 9 longues années. Son calvaire, il le raconte dans un livre polé­mique édité aux éditions Seven Heaven et à paraître la semaine prochaine.

Ce que raconte Maltar, c’est avant tout son histoire person­nelle. Une histoire unique, comme toutes les histoires. Celle d’un homme qui, sous l’em­prise d’un moment de folie s’est mis en tête de se faire justice lui-même. Un désir de vengeance envers cinq offi­ciers de la marine, selon lui respon­sables de violences dans son village, qui finira par bles­ser mortel­le­ment l’un d’entre eux. Jugé puis condamné à 20 ans d’em­pri­son­ne­ment pour crime de rébel­lion, il a été trans­féré (pour des raisons qu’il ignore encore aujourd’­hui) à Impel Down après 2 ans passés à la prison du centre (South Blue). C’est cette expé­rience que le lecteur est invité à décou­vrir, à travers le récit d’un homme libéré depuis main­te­nant 3 mois.

« Oui, on torture à Impel Down » affirme d’em­blée Maltar. « Seuls les plus robustes peuvent passer l’épreuve des premiers jours » ajoute-t-il. Il décrit même ce que tout le monde, là-bas, connait sous le nom de  »baptême » : chaque prison­nier, lors de son arri­vée, est plongé dans de l’eau bouillante. Une façon de les stéri­li­ser (sic), et de leur souhai­ter la bien­ve­nue.

Incar­céré au premier niveau de la prison ( réservé aux déte­nus les moins dange­reux), il en révèle le fonc­tion­ne­ment et ce qu’il a pu entendre du reste du centre. «  Plus l’on descend dans les niveaux, plus les histoires que l’on vous raconte sont terri­fiantes » écrit-il. « Et ceci se passe sous le contrôle bien­veillant des gardes, les véri­tables tortion­naires d’Im­pel Down ».

Inter­ro­gées par nos soins sur la véra­cité des propos de Maltar, les auto­ri­tés de la Marine ont semblé éton­nées de notre enquête. Et peut-être nos lecteurs le seront tout autant. Après tout Impel Down ne recèle-t-elle pas les pires crimi­nels du monde ? Les êtres les plus sangui­naires, les indi­vi­dus les plus dange­reux ? L’his­toire de Cardos Maltar appelle pour­tant à la réflexion. « Il est de l’in­té­rêt de la société que les personnes empri­son­nées ressortent dans un meilleur état que quand elles sont entrées » affirme-t-il, visi­ble­ment extrê­me­ment marqué par son expé­rience.

Certes, la majo­rité des déte­nus d’Im­pel Down le sont à perpé­tuité, la chose est enten­due. La propor­tion d’êtres inhu­mains parmi eux est, de l’aveu même de Maltar, incroya­ble­ment impor­tante. Mais quel est donc le but d’un centre de réten­tion, s’il n’a pas la réin­ser­tion des déte­nus parmi sa liste de voca­tions ? «  Autant nous tuer tout de suite, cela coûte­rait moins cher au Gouver­ne­ment », ajoute l’ex-détenu. «  Je ne comprends pas l’in­té­rêt de jouer avec les prison­niers. Il y a déjà bien assez de souf­france en ce monde pour en faire là-bas un centre perma­nent de la torture. »

Le quar­tier géné­ral de la Marine nous a confirmé que les prison­niers étaient bien trai­tés, que les propos de Maltar étaient « déli­rants, diffa­ma­toires et graves » mais que, de par sa nature, le centre péni­ten­cier d’Im­pel Down se devait, afin de gérer la popu­la­tion la plus dange­reuse du monde, d’avoir quelque­fois recours aux « moyens adéquats ». Sans pour autant nous préci­ser lesquels.

« Dans l’en­fer d’Im­pel Down » – Cardos Maltar (Ed. Seven Heaven)4600.

Fils d'un militaire de carrière, Altaïr Pliskin est né à Marineford, mais grandit au royaume Shikkearu (GL), où le père est muté. Il y fait des études classiques et obtient une licence en lettres avant que n'éclate la guerre. Le père meurt au combat et la famille s'installe à Atenopolis (GL). Il intègre en tant que pigiste la rédaction du quotidien Le Pays, puis travaille cinq ans pour l'Agence Mondiale de Presse (AMP) et peaufine son apprentissage du métier. Il intègre la rédaction du GrandLine Times en 1520.

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