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La crois­sance inquié­tante de l’anti-noblesse

Dans Perspectives Par

En janvier dernier, un rapport acca­blant du Cipher Pol faisait état d’un senti­ment anti-noble gran­dis­sant, tant sur GrandLine que sur les Quatre Océans. Et la tendance semble à l’aug­men­ta­tion. Une étude menée cet été par Léa-Mess, docteure en socio­lo­gie à l’Uni­ver­sité de Pucci (GL), a été rendue public en début de semaine. Celle-ci a pu rele­ver que les senti­ments anti-nobles gagnent de plus en plus nos conci­toyens.

Dans presque tous les pays et royaumes de l’étude, l’anti-noblesse est en crois­sance. Les actes anti-nobles, qu’ils soient directs (agres­sions verbales ou physiques) ou indi­rects (lettres anonymes, dégra­da­tion de bien, etc…) ont bondi de 24% sur la dernière année, selon l’étude menée par la socio­logue. Pour une partie gran­dis­sante de nos conci­toyens, les membres de la noblesse mondiale sont vus, au choix, comme « privi­lé­giés », « nantis », « arro­gants » ou encore « centrés sur leurs uniques réali­tés ».

« Plusieurs éléments peuvent expliquer ces résul­tats » avance Léa-Mess. « De fait, le terme de noblesse recouvre beau­coup de réali­tés qu’il ne faut pas confondre. La première forme de noblesse est terri­to­riale : elle se rattache à un royaume donné, et ses membres sont géné­ra­le­ment liés à la famille régnante. Leur popu­la­rité varie gran­de­ment d’un pays à l’autre. La seconde est la Haute Noblesse Mondiale, dont les privi­lèges et les titres sont octroyés direc­te­ment par le Gouver­ne­ment Mondial. C’est prin­ci­pa­le­ment cette Haute Noblesse qui est au cœur des critiques, beau­coup lui repro­chant une forme d’im­pu­nité (réelle ou fantas­mée) perçue comme injuste. Enfin, les Dragons Célestes, au statut quasi-divin, ne sont évidem­ment que très rare­ment évoqués, et encore moins remis en cause, par les sondés. Notre étude montre toute­fois une forte augmen­ta­tion de théo­ries du complot qui en font les ‘grands marion­net­tis­tes’ du Gouver­ne­ment Mondial, agis­sant dans l’ombre et dictant sa poli­tique au Conseil des 5 Étoiles  ».

Les stéréo­types ont la vie dure

Selon l’étude, 28% des habi­tants de GrandLine et 37% de ceux des Quatre Océans sont persua­dés qu’ac­tuel­le­ment les nobles mondiaux ne méritent pas leurs privi­lèges. Ce chiffre révèle que le stéréo­type de la conspi­ra­tion selon lequel un petit groupe de personnes favo­ri­sées serait protégé par le Gouver­ne­ment Mondial au détri­ment du reste de la popu­la­tion est toujours tenace. Des thèses évidem­ment relayées régu­liè­re­ment par la propa­gande Révo­lu­tion­naire.

Le rapport du Cipher Pol de ce début d’an­née poin­tait déjà certaines publi­ca­tions qui circulent de façon illé­gale sur GrandLine et au-delà. Récem­ment encore, une impri­me­rie révo­lu­tion­naire clan­des­tine a été déman­te­lée par les Auto­ri­tés à King­stone, capi­tale du Royaume Rasta­fah (GL). Pour le philo­sophe Henri-Bernard Vel, qui a colla­boré de nombreuses années au sein du Gouver­ne­ment Mondial, la propa­gande véhi­cu­lée par ces grou­pus­cules acti­vistes parti­cipe large­ment à la montée de l’anti-noblesse.

L’étude, en revanche, indique clai­re­ment que ce sont dans les pays les moins fortu­nés que les senti­ments anti-nobles semblent les plus déve­lop­pés. Une lecture que conteste vigou­reu­se­ment le philo­sophe. « On aurait tort de voir une quel­conque origine sociale dans ce mouve­ment » analyse-t-il, «  Ce sont avant tout les indi­vi­dus au faible niveau d’édu­ca­tion qui sont les plus prédis­po­sés à adhé­rer au discours anti-noblesse. Ce même type d’in­di­vi­dus soutient aussi plus faci­le­ment les opinions défa­vo­rables au Gouver­ne­ment Mondial, car ce sont les plus perméables à la propa­gande Révo­lu­tion­naire  ».

Dans ses conclu­sions, Léa-Mess affirme que de nouvelles mesures poli­tiques « urgentes et immé­diates  » doivent être rendues effec­tives pour lutter contre ces idées, avant que ne se crée un « fossé idéo­lo­gique profond » entre les élites et le peuple. « La Noblesse est le symbole même de la pros­pé­rité et de la longé­vité de nos insti­tu­tions » s’émeut Henri-Bernard Vel, « son respect est impor­tant, voire vital pour nos socié­tés. De tous temps, le rôle des élites a été de montrer la voie de la sagesse aux popu­la­tions. Il est regret­table et inquié­tant qu’une part signi­fi­ca­tive de nos conci­toyens soit atti­rée par ces discours de jalou­sie et de haine. »

Diplômée du prestigieuse Institut des Sciences Politiques de Logue Town (EB), Kana D. Kenji est notamment l'auteur de Comprendre les systèmes politiques, un ouvrage dans lequel elle revisite l'histoire des différents régimes incorporés au Gouvernement Mondial. Elle enseigne en master à l'Institut d'Etudes Politiques de Washin Town (GL) et assure une chronique des évolutions politiques contemporaine dans la revue Commentaire. Elle participe régulièrement au GrandLine Times depuis 1522.

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