Monkey D. Luffy, fils du Révolutionnaire Dragon

Un simple pirate ?

194 vues
Lecture : 6 min

Alors qu’on le croyait mort et enterré, le voici refaisant la une des journaux. Parmi les pirates tristement célèbres de la Génération Terrible, Monkey D. Luffy est un cas à part. S’il est vrai que son équipage ne s’est pas, jusqu’ici, fait remarquer pour des actes de massacres civiles, il s’est en revanche admirablement distingué pour son manque totale de respect envers les institutions mondiales. Le Chapeau de Paille, une âme de Révolutionnaire ?

L’on savait l’équipage de Monkey D. Luffy, originaire d’East Blue, peu enclin à la courtoisie lorsqu’un navire de la Marine le saluait d’un peu trop près. On n’imaginait pas néanmoins que son équipage écoperait un jour d’une telle renommée. Petite rétrospective d’une « star » tristement célèbre.

Les agressions successives de nombreux lieutenants et autres officiers sur les mers d’East Blue étant devenues dangereusement régulières, la Marine permit à Monkey d’écoper d’un premier avis de recherche, accompagné d’une prime de 30.000.000. Ce n’était qu’un début.

L’équipage pénètre ensuite dans GrandLine et enchaîne alors les méfaits, l’apothéose semblant avoir été atteint lors de son intrusion à Enies Lobby, l’île de la Justice qu’il a pratiquement entièrement détruite. L’histoire raconte même qu’il aurait, afin de montrer clairement ses intentions, intentionnellement fait brûler le drapeau du Gouvernement Mondial. Un acte équivalent à une déclaration de guerre. Il semble néanmoins que ceci ne fut pas encore assez puisque l’équipage enchaîne avec l’agression sur-médiatisée d’un Dragon Céleste sur l’archipel des Sabaody. On savait Monkey D. Luffy emplit de haine pour la Marine, mais c’est à présent toute forme de représentation du Gouvernement Mondial qui semble être visée – et la Noblesse Mondiale est sans doute l’image la plus symbolique et la plus importante de ce Gouvernement.

Le Chapeau de Paille entre enfin dans l’Histoire lors de sa participation à la Guerre du Sommet voici maintenant deux ans. Le monde découvre alors ses liens avec Portgas D. Ace, le Vice-Amiral Garp et Dragon le Révolutionnaire. Supposé décédé depuis, il fait son come-back presque deux ans jour pour jour après sa dernière apparition publique et s’en prend une nouvelle fois directement aux officiers de la Marine présents sur l’Archipel Sabaody. De quoi ravir les Révolutionnaires, dont on aurait tord de ne pas évoquer ici les activités.

L’ex Vice-Amiral Garp l’aura suffisamment affirmé : Dragon et Luffy ne se sont jamais rencontrés, et le fils a semble-t-il ignoré la majeure partie de sa vie l’identité du père. Quand bien même cela serait vrai, le doute s’installe en nous. Les Révolutionnaires étant davantage des extrémistes politiques que des pirates proprement dit, il est troublant de constater que, contrairement à d’autres de ses congénères, Monkey D. Luffy semble s’en prendre prioritairement au Gouvernement lui-même. Le Chapeau de Paille, un agent des Révolutionnaires ? L’hypothèse se vérifie de jour en jour. Le chef des Révolutionnaires, le sinistre Dragon, en qualité d’homme le plus recherché au monde, aurait en effet tout intérêt à former des jeunes gens afin de leur faire prendre la mer et d’effectuer pour lui le sale boulot.

Quel sera donc le prochain fait d’arme de l’équipage du Chapeau de Paille (lire : quelles ficelles tirera ensuite le mouvement des Révolutionnaires) ? Quelle sera la prochaine cible ? A moins de prendre directement d’assaut le Quartier Général de la Marine ou la Place Centrale de Mariojoa, on a du mal à imaginer Monkey D. Luffy continuer bien plus loin sa rébellion, les Hautes Autorités ne pouvant raisonnablement plus se contenter à présent de rester passives dans leurs agissements à son encontre.

Il ne fait aucun doute que la prime de Monkey, déjà considérable, sera encore augmentée, sa notoriété dans le Nouveau Monde risquant d’aller croissante. L’Amiral en Chef Sakazuki doit donc, en ce moment même, surveiller de près ce Chapeau de Paille qui, s’il n’est pas appréhendé très vite, risque de faire, selon les souhaits du mouvement qui le porte, basculer le monde dans le chaos et l’anarchie.

Eibes Peter est journaliste spécialiste des questions de défense et de stratégie au sein du GrandLine Times depuis 1515.
Il a notamment servi comme correspondant militaire pendant les guerres du Royaume Shikkearu, de Centaurea et de Sarayev. Il a reçu plusieurs prix comme le prix Kalache-Nikov en 1517, le prix Zephyr (pour les articles militaires) ainsi que le prix Thompson-Colt (pour ses interviews). Il aura été le correspondant privilégié du GrandLine Times pendant la terrible Guerre du Sommet en 1522.