Le sinistre Dragon et son armée pourraient-ils menacer la grade Rêverie de cette année ?

Rêverie : la menace révolutionnaire reste « importante »

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Dernière ligne droite avant le grand Conseil des Rois de cette fin d’année ! En attendant l’ouverture officielle de l’événement le 17 octobre prochain, le GrandLine Times vous propose, dans une série d’articles à paraître régulièrement, de vous faire découvrir les coulisses et les enjeux de cette édition 1524. Entretien aujourd’hui avec Javert, directeur de l’Unité de Coordination de la Lutte Antirévolutionnaire (UCLA), en charge de la sécurité du sommet.

Sourires, mains dans le dos, applaudissements. Devant le perron du grand Château de Marie Joie, les dignitaires du Gouvernement Mondial ont commencé à accueillir les délégations en Terre Sainte… sous très bonne garde. En effet, depuis l’arrivée des premiers invités, Marie Joie baigne dans le climat anxiogène de la menace révolutionnaire. L’état de vigilance qui prévaut d’ordinaire en Terre Sainte a été levé le 1er octobre dernier et remplacé par un dispositif spécial renforcé.

Juste avant de nous recevoir, le directeur de l’UCLA, Javert, fait le point avec ses équipes pour avoir les remontées les plus fraîches de la Marine et des services de renseignement du Gouvernement. « La force de notre unité, c’est la multiplicité des canaux qui permettent de tout faire remonter et de consolider l’information très rapidement ».

« Le niveau de menace à Marie Joie reste toujours important », nous confie Javert. « Les pertes récemment subies par Dragon sur le terrain peuvent paradoxalement renforcer la motivation de ceux qui veulent passer à l’acte ici », ajoute-t-il, en référence à la récente destruction du QG de l’armée révolutionnaire. De petits groupes éparpillés, selon lui, peuvent avoir « différents projets d’actions violentes » sans qu’il n’y ait nécessairement de lien entre eux, ce qui est « plus difficile à détecter ».

« Des moyens considérables ont été engagés dans la remontée et le recoupage d’informations sensibles par toutes les branches du Cipher Pol », précise-t-il. « Nos services sont ainsi parfaitement armés pour détecter toute menace. Et ils le font chaque jour, à bas bruit ». Depuis le 1er octobre, Javert reçoit des ‘synthèses sécurité renseignement’ deux fois par jour, le matin et le soir. Un rythme qui montera progressivement jusqu’à atteindre une demi-douzaine dès l’ouverture officielle du sommet.

Rester attentif

Un sommet réunissant les plus importants dirigeants mondiaux représente évidemment une cible de choix pour un mouvement totalitaire ayant juré de faire sombrer le Gouvernement Mondial. Or, même si Dragon a récemment connu un revers capital avec la découverte de son quartier général sur l’île de Baltigo (GL), son mouvement, par essence nébuleux, reste malheureusement très actif.

Lorsque nos confrères du World Economic Journal lui demandaient, début septembre, ce qui l’avait le plus surpris depuis sa prise de fonction en juin dernier, le nouveau directeur de l’UCLAR n’hésitait pas une seconde : le niveau « redoutablement élevé » de la menace et le nombre « impressionnant » de mesures prises « pour éviter les passages à l’acte ».

Le travers de cette obsession révolutionnaire ? Elle impacte tous les aspects organisationnels de cette Rêverie. « Chaque information, chaque fait divers qui nous revient est tout de suite perçu à travers un potentiel danger révolutionnaire », reconnaît Javert. Avec le risque que ce prisme prenne le pas sur tout le reste. « Le plus difficile consiste à ne pas minorer ni majorer la menace auprès des délégations » souligne-t-il. « Si on minore, les monarques et présidents pensent qu’on leur cache des choses. Si on majore, on pétrifie tout le monde et on prend le risque de nourrir paranoïa et accusations délétères entre délégations. C’est extrêmement compliqué. »

Selon un sondage, 73% des habitants de GrandLine sont d’accord sur la nécessité de se montrer « extrêmement vigilant » face au risque révolutionnaire, contre 21% estimant qu’il faut être « plutôt vigilant ». Seuls 6% estiment la menace comme « peu ou pas inquiétante ».

Originaire de South Blue, Carol Frip obtient un doctorat en sciences politiques à l'age de 20 ans. Elle se voit décerner le prix Goucon en 1517 pour son livre Le dessous des Révolutionnaires, écrit après un séjour clandestin à Centaurea pour rencontrer rebelles, soldats, et civils en se fondant dans la population locale.
Ces cinq dernières années, elle a passé son temps à arpenter, en toute indépendance, ces pays en guerre où l'on ne donne pas la parole aux populations sur place.
Après avoir été correspondante à Alubarna pour le Sandy Post, elle rejoint le GrandLine Times en avril 1521.