L'île de Pharos, désormais sous le joug des Révolutionnaires

Coup d’état à Pharos

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Comme on pouvait le craindre, l’armée Révolutionnaire profite pleinement de la chute du Corsaire Don Quichotte Doflamingo. De nombreux rapports aux quatre coins des mers semblent indiquer que les différentes armées dirigées par Dragon seraient en mouvement, et dans une « position militaire favorable ».

C’était l’une des répercussions les plus redoutées de l’affaire Dressrosa. Suite au démantèlement du cartel Don Quichotte à Dressrosa, c’est une partie importante du trafic d’armes lié au monde de la Pègre qui semble avoir été impacté – ce qui peut sembler une bonne chose de prime abord.

Revers de la médaille toutefois : de nombreux pays et royaumes actuellement en état de guerre civile voient leurs efforts de guerre contrariés faute d’approvisionnement matériel. Une aubaine pour des Révolutionnaires qui semblent avoir stratégiquement anticipé cette conséquence. En effet, depuis plusieurs jours, de nombreuses branches armées locales revendiquent des « avancées militaires majeures », voir des « victoires décisives » dans leur auto-déclarée « grande guerre de libération des peuples contre l’oppression Céleste ». Nous apprenons ainsi ce matin que l’île de Pharros (WB), petit pays non-intégré à l’alliance mondiale, a vu son gouvernement tomber sous les assauts des troupes révolutionnaires de l’Ouest commandées par le criminel Morley.

Le communiqué que l’armée Révolutionnaire a fait circuler dans les îles avoisinantes, empreint d’un ton à l’esprit plus conquérant qu’à l’accoutumé, appelle les peuples du monde à « se révolter massivement contre le pouvoir hégémonique et démoniaque des Grands Usurpateurs de ce monde », l’expression ciblant comme d’habitude la Noblesse Mondiale et leurs plus illustres représentants, les Dragons Célestes.

Si le Conseil des Cinq Étoiles n’a pas commenté officiellement la nouvelle, le porte-parole du Gouvernement, Cristaner, a évoqué cet après-midi à la fin d’une conférence de presse en lien avec la Rêverie son « profond sentiment de tristesse, mélange de chagrin et de colère sourde » face aux « atrocités dont se rendent coupables au quotidien les révolutionnaires ». Il a également rappelé « l’engagement éternel du Gouvernement Mondial à poursuivre sans relâche la lutte contre le Mal, où qu’il soit et à n’importe quel prix, jusqu’à la victoire finale de la Civilisation sur la barbarie. »

Pour le philosophe et sociologue Henri-Bernard Vel, cette situation renforce la position ‘pro-corsaire’ dont il s’était déjà bruyamment fait l’écho. « Je le répète avec force, l’ordre des Corsaires est un élément essentiel au fragile équilibre du monde, et le sinistre exemple de la chute de Pharos vient tristement me donner raison » aura-t-il affirmé à notre rédaction en la contactant directement par escargophone ce matin. « Quand bien même l’influence du Gouvernement n’allait pas jusqu’à ce petit pays, les membres des Grands Corsaires prennent, à leur façon, une part active dans la protection des peuples contre la vermine révolutionnaire. Le danger est réel, et il doit être stoppé dès aujourd’hui, sans quoi il sera bientôt trop tard. Aucune force ne saurait être de trop pour contrer l’avancée de l’armée des ténèbres dirigée par Dragon, l’ennemi public N°1. »

Selon une source en lien avec l’Agence Mondiale de Presse, la guerre de Pharos, qui aura duré 8 mois, aurait fait plus de 1400 morts, essentiellement parmi les populations civiles. Son roi Ptolémée est quant à lui toujours porté disparu.

Originaire de South Blue, Carol Frip obtient un doctorat en sciences politiques à l'age de 20 ans. Elle se voit décerner le prix Goucon en 1517 pour son livre Le dessous des Révolutionnaires, écrit après un séjour clandestin à Centaurea pour rencontrer rebelles, soldats, et civils en se fondant dans la population locale.
Ces cinq dernières années, elle a passé son temps à arpenter, en toute indépendance, ces pays en guerre où l'on ne donne pas la parole aux populations sur place.
Après avoir été correspondante à Alubarna pour le Sandy Post, elle rejoint le GrandLine Times en avril 1521.